mardi 3 avril 2018

Le premier jour



Je danse avec les mains
Je tourne et je rayonne
Comme des soleils au fil du temps
Je danse avec les doigts
Qui caressent le papier
Doux comme des draps de satin
Je danse tout entière
Tout émue par cette lumière
Qui jaillit dans ma vie
Je brille comme la lune la nuit noire
Qui me fait peur mais que j’affronte
Je danse en transe
La langue dans ta bouche
et sur tes lèvres
Mes doigts dansent sur ton corps et nos corps s’illuminent
Comme des lumières sur le sapin de noël
Nos énergies se connectent
Nous dansons à l’amour et avec celui-ci
Nous communions
Nous nous retrouvons et nous nous aimons
Comme lors de ce premier jour
Lorsque nos regards se sont croisés
Et nous nous sommes embrassés.

lundi 5 mars 2018

Ma tristesse




Mon cœur est devenu un roc, d’avoir tant pleuré, il a séché.

mercredi 14 février 2018

Je suis citoyenne du monde


Je suis citoyenne du monde,
Les limites sont dans nos têtes
Je suis de partout
Je suis d’ici et de là-bas
Je voyage en illimité
Je parcours la terre comme ma tête
Je suis mondiale
Je suis parisienne
Je suis mexicaine
Je suis française
Je suis tout court
Que des étiquettes
Je suis comme toi
Tu es comme moi
On est tous pareils et oui
En droits et obligations
On est tous en essence les mêmes
La variété est une richesse
N’aie pas peur de l’autre
N’aie pas peur de toi
N’ai pas peur tout court
Rappelle-toi les limites sont dans nos têtes.
Nous sommes amour, alors aimons-nous
Allez ! Accompagne-moi et prenons le train, le bateau, l’avion
Promenons-nous dans les bois sans loup
Je suis citoyenne du monde et toi aussi 

jeudi 1 février 2018

Les nuages


Les nuages annoncent la pluie
Les nuages cotonneux et gris
Sont là au-dessus de mon toit
Au-dessus de ma tête
Mon cœur s’inonde comme la Seine qui déborde
Trop d’émotions, de non-dits, de vécus à gérer
Le ciel pleure comme dans mon intérieur
Les toits se lavent comme mes yeux de la douleur
Grâce aux larmes qui coulent, je me sens plus légère mais aussi fatiguée
Fatiguée de courir, de dépenser, de vouloir appartenir à ce monde
Qui génère des pauvres, qui tue la nature
Le ciel gronde, conséquence de ce massacre
Le ciel crie et jette sa colère sur la ville de Paris
Ces gros nuages annoncent cette fin,
Un nouveau cycle s’ouvre à nous
Détruire pour construire
Détruire pour créer
Détruire pour vivre
Le chaos est nécessaire
Dans celui-ci il y a également un ordre
Désordre pour vivre
Désordonné pour avancer
Un, deux, trois : marchons !
On ne peut pas faire autrement
Vers le haut et en avant
C’est comme dans la guerre
Nous ne pouvons pas reculer
Nous ne nous pouvons pas revenir sur nos pas
Ou bien la mort s’emparera de nous
Marchons, marchons
Vers où ?
Vers les soleils naissants,
Vers la lumière qui brille de toutes ses forces
Comme le lion qui rugit
Ces cris explosent comme ces volcans
La rage, la peur, la crainte est partout
Nuages, lave-nous, lave nos peines et continuons

Un, deux, trois, marchons en avant.

mercredi 13 décembre 2017

Frontières


Tatouages de tensions
Amours passés
Frontières photocopiées
Tu es le dernier
Aujourd’hui mes tatouages sont colorés
Mes frontières ne me font plus mal
Elles sont là
Elles parlent de moi
De mon passé
De ces blessures qui m’ont faites moi
De ces rides que j’ai acquises
Aujourd’hui je suis qui je suis grâces à elles
Et j’en suis fière
Tu m’as tatouée
Tu m’as amadouée
Oui tu as su apprivoiser mon cœur et ses frontières
Aujourd’hui, nous sommes toujours là
L’un à côté de l’autre
Nous marchons main dans la main
En livrant tous ces obstacles
En étant toujours ensemble sur le chemin
Moi entre la frontière de l’irréel et de la réalité je suis toujours en équilibre
En assumant ma divinité
En assumant mes décisions
avec ses contraintes
Et ces conséquences
Aujourd’hui mes cicatrices sont juste des dessins
que tu as su colorer
Justes oui elles sont justes
Aujourd’hui je peux voir

La justesse de la main de Dieu

mardi 31 octobre 2017

Halloween



Rions du diable
Nous sommes intouchables !
Archange Saint-Michel, protège-nous !
Le diable est là, il nous guette et nous attend au coin de la rue
Mais j’ai le pouvoir car j’ai Dieu avec moi
Dieu est dans mon inconscient, Dieu se manifeste dans les inconscients collectifs
Je n’ai pas besoin de croix, je n’ai pas besoin d’églises
Ma maison est mon temple et mon cœur celui de Dieu
Le diable j’en ai rien à foutre car il ne peut rien contre moi
Rions du diable et parlons avec les morts
Rions du diable, buvons, faisons la fête

A Dieu le diable, à dieu !

mercredi 4 octobre 2017

Porto Rico


Il y a 2 ans, je suis allé avec Papa et Maman à Porto Rico. J’ai adoré ce voyage. Nous sommes allés tous les jours à la plage. Les vagues étaient hautes comme des montagnes et les palmiers dansaient avec le vent comme des hawaïennes lorsqu’elles bougent les hanches. Le soleil était très chaud et je devais me protéger. Lorsque je voyais une grosse vague, je criais en levant les bras : je t’affronte, puis la vague me recouvrait et je sortais indemne. Cet été, la mer m’a donné une grande leçon : même si on a peur, même si cela fait mal il faut affronter la situation. On ne peut pas faire autrement. Une fois la douleur sentie, elle part comme elle est venue. Plus on la fuit, plus elle grandit. Cet été, la mer m’a permis de grandir encore un peu et de devenir plus fort. Maman dit que je suis un petit guerrier comme elle. Elle m’a dit que peu importe, si je tombe, peu importe si je me trompe, l’important c’est d’apprendre la leçon et ne plus recommencer. Elle m’a dit aussi, que je ne dois m’agenouiller devant personne, juste devant Dieu.  

jeudi 21 septembre 2017

La tempête


Avec Papa et Maman, nous avons vécu des moments très durs pour tous les trois. Nous nous sommes pris par la main durant cet horrible tempête puis nous avons prié pour qu’elle s’arrête. Il faisait nuit dehors mais aussi dans nos cœurs. Nous avons continué à prier puis petit à petit la pluie a cessé et des étoiles ont commencé à briller illuminant notre âme comme le soleil après l’insomnie. Après ce gros orage nous continuons de nous serrer les mains. Aujourd’hui, cette expérience nous a rendu plus fortset nous continuons debout, même si parfois on a pleuré un petit peu. J’aime mon Papa et ma Maman, ils sont mes héros. Maman dit toujours que son métier c’est celui d’héroïne de la maison et que je suis son chef car elle travaille pour moi par ce qu’elle m’aime.

vendredi 18 août 2017

La princesse et les tournesols


Tous les printemps, Madame Reine semait des tournesols. Ils grandissaient si haut qu’ils touchaient les nuages. Les tournesols étaient plus grands que les arbres et plus grands que moi. C’étaient des fleurs géantes qui tournaient autour du soleil. Depuis ce sont mes fleurs préférées. Chez moi, il y a toujours des tournesols dans des grands vases et dans toutes les pièces.
Les tournesols aimaient danser avec la musique que j’écoutais. Mon chien aussi. Et lorsque je dansais les tournesols se tournaient pour me regarder. J’allais être danseuse, mais juste avant d’intégrer l’école je tombais gravement malade ne pouvant plus danser. Alors tous mes tournesols perdirent leurs feuilles et moi l’envie, l’envie d’aimer, l’envie de faire. Mon père passa une annonce dans le journal afin de trouver un prince qui me sorte de cette terrible maladie qui ne me laissait pas danser. Mon père savait le remède. Un baiser d’amour. Un vrai. Des princes vinrent de tous les pays, mais aucun baiser ne marcha. En fait la princesse savait au fond ce dont elle avait besoin. Mais on lui avait tellement répéter que le plus beau jour de sa vie serait quand un homme l’embrasserai, qu’elle n’y croyait plus au remède qu’elle savait au fond d’elle même. Alors les tournesols chantèrent, leur chanson était si belle qu’elle émut la princesse qui s’embrassa elle même. Depuis ce jour elle s’aima et guérissa. Elle n’avait pas besoin de prince. Elle l’avait toujours su, mais elle n’osait pas le dire à son père, puis elle donnait un mauvais exemple à sa mère. Sa mère ayant appris la leçon elle s’embrassa puis peu de temps après elle divorça, puis toutes les princesses du royaumes s’aimèrent et ne voulurent plus de princes. Elle voulaient étudier. Puis petit à petit la relation avec les princes changea et ils devinrent plus égaux. La femme commença à travailler, le prince s’occupa davantage des enfants. Ce qui était drôlement bien, c’est que princes et princesses ne rivalisaient pas. Chacun excellait dans ce qu’il savait faire le mieux. Et dans ce conte il vécurent vraiment heureux dans ce royaume lointain car ils ne recherchaient pas le bonheur dans l’autre, ils étaient avant tout heureux et puis après ils le partageaient

lundi 14 août 2017

Les trois arbres du jardin de ma grand-mère


Dans le jardin de ma grand-mère il y avait trois arbres. Quand je suis née ils étaient tous petits. Au fil des années, il ont commencé à grandir jusqu’à ce qu’ils ont presque touché le ciel. Un matin avec un soleil naissant comme mon enfant le jour où il est arrivé dans ma vie, j’ai aperçu qu’il fallait les couper. En tout cas Madame Reine, la femme de ménage et jardinière de ma grand-mère, me l’avait dit et m’avait demandé de convaincre ma grand-mère de les couper un peu. Ma grand-mère me dit qu’ils allaient avoir mal et qu’il était hors de question qu’on les touche. Au fil des années ils ont commencé à mourir. Ma grand-mère avait mal au cœur suite à un secret que je lui avais raconté, tous les jours elle avait encore un peu plus mal. Un soir, fatiguée, elle ferma les yeux pour toujours et les arbres aussi. A la mort de ma grand-mère on coupa ces arbres et on les enterra avec elle. Moi depuis ce jour, j’aime les arbres et la nature.