vendredi 18 août 2017

La princesse et les tournesols


Tous les printemps, Madame Reine semait des tournesols. Ils grandissaient si haut qu’ils touchaient les nuages. Les tournesols étaient plus grands que les arbres et plus grands que moi. C’étaient des fleurs géantes qui tournaient autour du soleil. Depuis ce sont mes fleurs préférées. Chez moi, il y a toujours des tournesols dans des grands vases et dans toutes les pièces.
Les tournesols aimaient danser avec la musique que j’écoutais. Mon chien aussi. Et lorsque je dansais les tournesols se tournaient pour me regarder. J’allais être danseuse, mais juste avant d’intégrer l’école je tombais gravement malade ne pouvant plus danser. Alors tous mes tournesols perdirent leurs feuilles et moi l’envie, l’envie d’aimer, l’envie de faire. Mon père passa une annonce dans le journal afin de trouver un prince qui me sorte de cette terrible maladie qui ne me laissait pas danser. Mon père savait le remède. Un baiser d’amour. Un vrai. Des princes vinrent de tous les pays, mais aucun baiser ne marcha. En fait la princesse savait au fond ce dont elle avait besoin. Mais on lui avait tellement répéter que le plus beau jour de sa vie serait quand un homme l’embrasserai, qu’elle n’y croyait plus au remède qu’elle savait au fond d’elle même. Alors les tournesols chantèrent, leur chanson était si belle qu’elle émut la princesse qui s’embrassa elle même. Depuis ce jour elle s’aima et guérissa. Elle n’avait pas besoin de prince. Elle l’avait toujours su, mais elle n’osait pas le dire à son père, puis elle donnait un mauvais exemple à sa mère. Sa mère ayant appris la leçon elle s’embrassa puis peu de temps après elle divorça, puis toutes les princesses du royaumes s’aimèrent et ne voulurent plus de princes. Elle voulaient étudier. Puis petit à petit la relation avec les princes changea et ils devinrent plus égaux. La femme commença à travailler, le prince s’occupa davantage des enfants. Ce qui était drôlement bien, c’est que princes et princesses ne rivalisaient pas. Chacun excellait dans ce qu’il savait faire le mieux. Et dans ce conte il vécurent vraiment heureux dans ce royaume lointain car ils ne recherchaient pas le bonheur dans l’autre, ils étaient avant tout heureux et puis après ils le partageaient

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